Il est 14h55. Je viens de me réveiller, je ne suis pas coiffée, ni maquillée, j'ai juste les joues et le cou trempé. J'ai trop pleuré pour celui qui n'en vaut pas la peine, mais qui arrive a faire ressortir les pires émotions que mon corps peut enfouir. Il ose jouer, il ose me manipuler. Moi qui suis fragile, bien plus forte qu'avant mais qui reste tellement sensible. On a beau me dire qu'il n'est rien et que je suis tout, que j'ai tout pour moi, que le temps adoucira la douleur, j'essaie d'y croire. Mais ca fait trop longtemps qu'on me rabache le meme refrain et je m'en lasse. C'est peut-etre vrai, mais rien n'y fait. Putain, l'envie de gueuler me démange. Je voudrais partir, remonter les heures, revenir a hier. Hier soir puis toute la nuit. Battre le pavé de Paris pendant des heures, boire et fumer. Faire les cons avec un fauteuil limite détruit sur la route. Puis atteindre les quais de Seine, glorieux. Remarcher, grimper sur les péniches. Se poser, refumer, reboire. Chercher les pelouses, s'asseoir. Prendre le premier métro, seuls dans le wagon et fumer. Rentrer chez moi a 6h00, dormir, dormir. Mais je ferais n'importe quoi pour sauter l'étape du jme-réveille-et-je-commence-a-trop-penser-a-en-pleurer. Je suis lassée d'aimer un pourri. Ouvrir les yeux, je ne demande que ca. Uniquement les aimer, eux.
[ GAAAREE AUUX COOONNS, MA FILLE ! ]